Face à un pouvoir très vertical, il avait refusé de se mettre à l’horizontale. Le voici expulsé du graphique. Pendant le long conflit sur les retraites, Pierre-Louis Bras, président du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) avait fait entendre un discours nuancé que la Première ministre n’avait pas trouvé à son goût. La vengeance politique étant un plat qui se mange froid, elle vient de débarquer d’une pichenette en Conseil des ministres ledit Pierre-Louis Bras, qui a eu le grand tort de ne pas emboucher les trompettes macroniennes pendant la crise. On suppose que son successeur aura la nuque moins raide.
Le 19 janvier dernier, auditionné par le Parlement, Pierre-Louis Bras avait indiqué que les dépenses du système de retraite « ne dérapaient pas » mais il avait aussitôt ajouté que les travaux du COR laissaient prévoir des déficits durables et conséquents. Les opposants à la réforme avaient sauté sur le premier argument, laissant dans l’ombre le second, affirmant hautement que la réforme n’avait rien d’urgent.
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