Le crime était majeur : malgré le voile censé la dissimuler, la chevelure de Mahsa Amini avait choisi la liberté, comme un insupportable défi au régime iranien. Le 16 septembre 2022, la jeune femme est arrêtée par la police des mœurs ; trois jours plus tard, on annonce sa mort, causée par des coups à la tête. Aussitôt, ce crime né d’une bêtise à front de mollah, déclenche la révolte de tout un peuple. Depuis un an, emmenée par des femmes héroïques, cette rébellion ébranle le pouvoir obscurantiste qui tient l’Iran sous sa botte. L’intrépidité des rebelles, leur courage insigne, n’a d’égale que la férocité de la répression, avec son cortège de tortures, d’emprisonnements arbitraires et d’exécutions.
Pour le premier anniversaire de la mort de Mahsa Amini, la police iranienne a arrêté préventivement les familles des femmes tuées ou emprisonnées, les manifestants qui avaient déjà protesté et tous ceux qu’elle juge susceptibles de commémorer le sinistre anniversaire. Et pourtant la flamme de l’émancipation ne s’est pas éteinte. Cette insurrection de l’audace et de la liberté mérite le soutien ardent de tous ceux qui, à travers le monde, placent la liberté des femmes au-dessus des dogmes soi-disant révélés.
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