Beaucoup de bruit pour rien… Une deuxième fois, le Conseil d’État a renvoyé dans leurs buts les associations de la gauche radicale qui demandaient l’annulation de la circulaire proscrivant les abayas dans les salles de classe. Sans statuer directement sur le fond, la haute juridiction a néanmoins considéré que le port de cette robe ample et longue – une sorte de voile islamique étendu à tout le corps – procédait bien d’une démarche religieuse et tombait donc sous le coup de la loi de 2004 qui interdit les signes religieux ostensibles à l’école. On ne voit pas comment elle pourrait dès lors changer d’avis au moment de la décision ultime. En d’autres termes, la messe est dite : l’offensive islamiste sur l’abaya a échoué.
Mais le plus intéressant de l’affaire tient dans la déclaration de Guillaume Odinet, directeur des affaires juridiques du ministère de l’Éducation. « Mardi 12 septembre, a-t-il déclaré au Conseil, il y a eu neuf cas de port d’abaya, et cinq hier (lundi 18 septembre) ». Pour ajouter aussitôt : « il n’y a plus de phénomène groupé, ce qui s’est passé à la rentrée est assez vite rentré dans l’ordre. Aucune sanction disciplinaire n’a été prononcée au titre du port de l’abaya, le dialogue fonctionne bien ». Ce qui signifie que les jeunes filles désireuses de porter ce vêtement l’ont pratiquement toutes ôté dès que le ministère le leur a demandé, pour adopter une tenue non-religieuse.
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