Premiers doutes, premiers signes de lassitude devant le gel apparent des opérations en Ukraine. Aux États-Unis, plusieurs responsables et une partie de l’opinion expriment leur scepticisme envers la stratégie de Joe Biden. En France, les voix défaitistes, comme celle de Nicolas Sarkozy, sont plus fortes qu’auparavant.
La chose peut se comprendre : la guerre paraît s’éterniser sans résultat tangible, sinon des pertes humaines, des destructions immenses et des désordres planétaires lancinants. Les lignes de défense russes au sud et à l’est du pays semblent impénétrables en dépit de l’héroïsme des soldats ukrainiens à l’offensive ; le régime Poutine reste solide, surtout depuis la mort de l’incontrôlable condottiere Prigojine ; la situation qui prévaut sur le terrain rappelle certaines phases de la Première guerre mondiale, quand les belligérants s’épuisaient dans un combat d’usure sans issue visible.
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