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Ils sont six citoyens français victimes d’un chantage scandaleux. En Iran, Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier Grondeau, sont tous trois accusés d’espionnage par Téhéran sur des fondements imaginaires ; on s’inquiète aussi pour le jeune Lennart Monterlos, 18 ans, qui n’a plus donné signe de vie depuis le 16 juin dernier. En Algérie, l’écrivain Boualem Sansal et le journaliste Christophe Gleizes sont en détention sur la base de reproches tout aussi farfelus.
Il faut dire les choses comme elles sont : ces Français sont en fait des otages et les pays qui les gardent prisonniers, l’Iran et l’Algérie, des États voyous. Par ces mesures arbitraires totalement contraires aux règles élémentaires des relations entre États, ils espèrent obtenir des avantages ou marquer des points politiques qui sont l’équivalent des rançons que les malfrats exigent quand ils se livrent aux mêmes pratiques d’enlèvement et de séquestration. Face à une telle violation du droit des gens, la réponse doit être implacable : la République française ne saurait tolérer qu’un autre État constitué prenne ses citoyens en otage comme le font les groupes mafieux ou les organisations terroristes.
Les diplomates jouent la carte de la négociation en tâchant d’obtenir des libérations grâce à des tractations secrètes. C’est leur métier, on ne saurait le leur reprocher. Mais en l’espèce, ces méthodes discrètes ont échoué. Les tyrans plus ou moins séniles qui gouvernent ces États fondés sur l’oppression ont décidé d’humilier la France et spéculent sur la faiblesse qu’ils imputent aux régimes de liberté. Il est temps de changer de registre.
Ces preneurs d’otages doivent comprendre que leur agissements, au bout du compte, leur coûteront très cher. Qu’ils maintiennent des innocents en prison, ou, a fortiori, qu’ils attentent à leur intégrité morale ou physique, ils doivent en payer le prix. La France dispose de toutes une gamme de moyens de rétorsion qu’il est inutile de détailler publiquement, mais qui sont connus : sanctions économiques, annulation de visas pour les dignitaires, remise en cause des accords de commerce ou de circulation des individus, et bien d’autres choses. Selon l’expression consacrée, il faut parler doucement avec un gros bâton.
Dès lors que la sécurité de Français innocents est menacée par des responsables qui se comportent en délinquants internationaux, rien ne doit être négligé ou écarté à l’avance. Ces moyens de pression doivent être utilisés de manière graduelle, mesurée et intelligente. Mais sans aucune faiblesse. Faute d’une telle réaction, la République en sortirait humiliée, affaiblie, méprisée, et la sécurité des Français qui voyagent à l’étranger menacée partout dans le monde.
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