Samedi dernier, défilé pour le droit des femmes et contre les innombrables violences dont elles sont victimes : une partie d’entre elles sont étrangement mises à l’écart. Leur faute ? Protester aussi contre les violences barbares et spécifiques – viols tortures, mutilations – commises le 7 octobre par le Hamas sur des femmes israéliennes. D’autres féministes – c’est la moindre des choses – se scandalisent de cet ostracisme et beaucoup d’associations déclarent se désolidariser de ces pratiques, même si les protestations contre les crimes du Hamas émanant de ces cercles militants n’ont en général pas frappé par leur ampleur ou leur intensité. Comme si, pour certaines féministes, les femmes étaient toutes égales, mais les juives moins que les autres.
Devant ces aberrations, on incriminera l’importation du conflit de Gaza en France, la virulence des soutiens à la cause palestinienne, amplifiée par les terribles bombardements perpétrés par l’armée israélienne à Gaza. Mais l’affaire va plus loin : elle trouve sa racine dans le dangereux virage identitaire pris par une bonne partie de l’extrême-gauche un peu partout dans le monde, sous l’influence des thèses « décoloniales ».
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