Étrange paradoxe. Au terme de cet été de tous les dangers météorologiques – deuxième canicule cette semaine en France, incendies monstrueux en Grèce, au Canada ou à Hawaï, pénurie d’eau dans plusieurs pays, etc. – on aurait attendu des partis un effort particulier de proposition et de conviction auprès de l’opinion. Le défi climatique devenant éclatant aux yeux de tous, chacun attend des solutions, des perspectives, une stratégie. Au lieu de cela, on a assisté à la naissance, ou au développement, de deux espèces politiques nouvelles, qui prennent leur place aux côtés des climatosceptiques tout en les dénonçant : les climato-tartuffes et les climato-distraits.
Les premiers sont ceux qui sont officiellement convertis à la lutte pour le climat mais n’en tiennent pratiquement aucun compte dans leur action. Ainsi dans cette rentrée, loin des inquiétudes climatiques, droite et extrême-droite font de l’immigration leur thème emblématique, exigeant un référendum sur la question. Pour eux, le soi-disant « grand remplacement » l’emporte de loin en acuité sur le grand réchauffement.
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