« Les frontières sont des passoires, l’Europe ne fait rien… » L’obsessionnel refrain anti-migrants de l’extrême-droite, quoique très répandu, est en passe d’être réfuté. D’abord parce que si les frontières sont des passoires, on se demande ce qui oblige des centaines de milliers de candidats à l’immigration à s’élancer en mer sur des embarcations de fortune, risquant leur vie et, pour des milliers d’entre eux, la perdant pour de bon, au milieu d’une Méditerranée transformée en cimetière. Scandale majeur qui exige, pour le moins, le secours et l’accueil.
Ensuite parce que l’Europe, soi-disant inerte en matière migratoire, s’achemine vers un accord historique sur ce dossier. Le principe en est simple : les pays dits de « première ligne » (Grèce, Italie, Espagne…) seront autorisés à examiner en urgence le cas des personnes provenant de « pays sûrs », accueillant mieux ceux qui ont le droit à l’entrée, reconduisant mieux et plus rapidement ceux qui ne remplissent pas les critères de l’asile. Les autres nations s’engagent en échange à recevoir chez eux une partie de ceux qui seront éligibles à l’installation en Europe.
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