La bande se délite, le gang se déchire. Confrontés à une ribambelle de procédures judiciaires, mis devant des preuves accablantes, les amis de Donald Trump font défection les uns après les autres, cherchant à échapper aux inévitables sanctions en se retournant contre leur ancien patron.
Les mœurs pénales américaines sont à l’origine de cette débandade : s’ils acceptent de collaborer avec la justice, les prévenus peuvent espérer réduire leur peine et même, dans certains cas, échapper à toute condamnation. Comme ils savent que l’ancien président, tout à son hubris égotiste, ne lèvera pas le petit doigt pour leur venir en aide, ils quittent le navire en panique, quitte à dire la vérité, c’est-à-dire à reconnaître qu’ils ont voué leur carrière à un tricheur professionnel, qui ment sur ses avoirs pour obtenir des prêts bancaires ou pour réduire ses impôts, qui a monté de toutes pièces la vaste fumisterie de « l’élection truquée par les démocrates » et qui a fomenté en toute conscience un début de putsch destiné à inverser les résultats du scrutin de 2020, en lançant ses troupes chauffées à blanc à l’assaut du Capitole.
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