Amère victoire… Mis sous pression par les familles des otages, le gouvernement israélien est en passe d’obtenir la libération d’une cinquantaine d’entre eux enlevés le 7 octobre par les terroristes du Hamas. Qui ne se réjouirait de voir sauvés ces innocents, des femmes et des enfants principalement, cruellement happés par un ennemi prêt à tous les crimes pour faire avancer sa cause ?
Mais qui peut, aussi bien, négliger le prix payé par Israël ? La libération d’un nombre trois fois supérieur de Palestiniens retenus en prison, parmi lesquels se trouvent par nature d’autres combattants du Hamas ; une trêve qui permettra d’épargner des civils, mais laissera le temps à l’organisation terroriste de commencer à se réorganiser ; quelque deux cents otages toujours retenus à Gaza et dont la libération coûtera de plus en plus cher ; la consécration du Qatar, intermédiaire cynique qui joue sur tous les tableaux ; la reconnaissance du Hamas comme interlocuteur, au moment même où l’armée israélienne promet sa destruction.
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