L’étrange rapport de la France insoumise avec les faits s’est une nouvelle fois manifesté jeudi matin. Invitée dans la matinale de France Inter, l’inénarrable Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI à l’Assemblée, donne sa version de l’explosion qui a touché un hôpital de Gaza deux jours plus tôt. « La version (d’une frappe) de l’armée israélienne reste la plus crédible », assène-t-elle d’un ton sans réplique. D’où lui vient cette information ? Elle se garde bien de le dire. « La preuve », dit-elle, c’est que « le gouvernement israélien a déjà menti à plusieurs reprises et dans les guerres généralement, les armées mentent ». Un esprit un tant soit peu logique lui objectera que si « les armées mentent », celle du Hamas peut elle aussi travestir la vérité. Une idée qui n’a de toute évidence par traversé son esprit.
Le même contradicteur de bon sens remarquera aussi qu’un mensonge passé – celui de l’armée israélienne en l’occurrence – peut constituer un indice de mauvaise foi et générer la méfiance, mais certainement pas servir de « preuve ». Mais pourquoi s’embarrasser de la logique ? LFI ayant décidé qu’Israël était coupable de cette explosion, ce qui cadre avec sa rhétorique générale, la réalité doit s’y plier.
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