Réactions prévisibles après la nouvelle et terrible attaque terroriste qui a entraîné la mort d’un jeune touriste allemand et blessé deux autres personnes. Unanimité pour condamner l’acte, bien sûr, exprimer sa compassion envers les victimes et des félicitations aux policiers qui sont intervenus rapidement pour se saisir de l’assassin, un Français d’origine iranienne déjà condamné, inscrit au fichier S et souffrant de troubles psychiatriques. Mais aussitôt deux réflexes de Pavlov se manifestent, qui ne font rien pour aider la lutte contre le djihadisme armé.
La gauche radicale – Rousseau, Mélenchon – met en exergue le déséquilibre mental de l’assaillant et incrimine les déficiences du système de suivi psychiatrique en France. Toutes choses qui ne sont pas fausses, mais qui n’ont pas empêché ce « déséquilibré » – manifestement responsable de ses actes – d’être condamné en bonne et due forme pour la préparation d’un attentat à la Défense, de faire croire ensuite aux services chargés de le suivre qu’il s’était « déradicalisé » et d’entretenir des relations avec l’assassin de Samuel Paty, entre autres connexions suspectes. À examiner cet itinéraire, il semble bien que l’islamisme ait joué un rôle plus important dans son action que les troubles qui l’affectaient. Étrange manie, à l’extrême-gauche, de minimiser la dangerosité de l’islam radical en croyant ménager les autres musulmans, dont la plupart condamnent évidemment les attentats. Alors que la lutte contre le djihadisme, menace mortelle, doit être une priorité de l’État français.
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