Tragique confirmation… Nous rappelions il y a deux jours l’erreur courante à gauche, qui consiste à expliquer peu ou prou les attentats islamistes commis en France par les conditions sociales qui prévalent dans les quartiers populaires. On en connaît la substance : victimes de discrimination, vivant dans un cadre dégradé avec des revenus insuffisants, isolés par l’exil et laissés pour compte, certains habitants des cités trouvent une sorte d’exutoire, ou de revanche, dans l’adhésion aux thèses islamistes, ce qui les pousse vers l’action terroriste.
Sans nier, évidemment, que la misère ou l’exclusion sociale puissent faciliter le recrutement des groupes extrémistes, nous contestions cette analyse. Pour nous, le meurtre découle de la dynamique intrinsèque de l’islam politique et du terrorisme. Il procède bien plus d’une guerre civile entre les musulmans intégristes et les autres à l’échelle mondiale – et sur la rhétorique anti-occidentale qui l’accompagne – que des injustices sociales de tel ou tel pays.
...
