Après Sarkozy-Dreyfus, honteusement pourchassé par une justice aux ordres acharnée à le martyriser, voici Sarkozy-Kissinger, qui délivre dans le Figaro une haute leçon de géopolitique appliquée. Celui qui a présidé en Libye au plus grand fiasco de la politique occidentale, ouvrant le Sahel aux menées meurtrières d’une théorie de groupes islamistes, était effectivement bien placé pour proposer une solution à la crise ukrainienne.
La Russie, dit-il, sera toujours la voisine de l’Europe après la guerre. Le général de Gaulle, en son temps, avait déclaré que Fécamp, port de mer, entendait le rester, s’attirant quelques quolibets. Sarkozy imite le grand homme : il y a peu de chances, en effet, de voir la Russie changer de place sur la carte. La question est plutôt d’arriver à une cohabitation satisfaisante avec un régime qui n’a pas hésité à déclencher une guerre au cœur du continent pour agresser un pays indépendant dont le gouvernement lui déplaisait.
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