L’opposition s’oppose : c’est le jeu. Encore faut-il le faire avec un minimum de bonne foi. Sinon le jeu (démocratique) est pipé. Ainsi des annonces délivrées par Emmanuel Macron sur la lutte pour le climat.
Le Rassemblement national tire à boulets rouges sur le président avec un argument massue : la France compte pour 1% environ dans le total des émissions de gaz à effet de serre, c’est donc aux autres de faire des efforts. Avec ce raisonnement, aucun pays ou presque ne fera d’effort, puisque la majorité d’entre eux, pour une raison arithmétique élémentaire, compte pour peu dans le bilan global. Le RN propose donc, en fait, de ne rien faire, ou pas grand-chose, d’autant qu’il s’oppose à toute mesure qui pourrait entraîner un changement dans le mode de vie des Français. Ce discours lénifiant et immobiliste, purement démagogique, est la nouvelle antienne des climatosceptiques, qui n’osent plus contredire frontalement la science, mais se contentent d’en ignorer les conclusions et de crier à « l’écologie punitive » dès qu’une mesure bouscule un tant soit peu les habitudes.
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