Parlons franc : il y a décidément quelque chose de louche dans les défilés, en France et ailleurs, qui exigent un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Certes beaucoup s’y rendent de bonne foi, indignés par l’ampleur des pertes civiles causées par l’opération israélienne. La demande d’une « pause humanitaire » – qui implique un cessez-le-feu au moins temporaire – est d’ailleurs celle de la France et même celle des États-Unis.
Mais les images et les reportages qui rendent compte de ces manifestations nous montrent aussi autre chose. À Londres, on voit un manifestant qui porte une pancarte qualifiant le Hamas d’organisation terroriste expulsé manu militari du cortège. Serait-ce donc un cortège pro-Hamas ? À Paris, un réfugié venant d’Égypte, accueilli par la France, nie à Israël tout « droit à se défendre » et explique qu’il faut libérer toute la Palestine de la présence juive grâce à la « résistance » du Hamas, propos applaudis par une partie de l’assistance. Aux États-Unis, où les cortèges rassemblent de larges foules, certains orateurs refusent de condamner l’attaque du 7 octobre et se réfèrent eux aussi à une Palestine entièrement « libérée », ce qui implique la disparition de l’État d’Israël.
...
