Depuis plusieurs années, nombre d’analystes soulignent à l’envi l’échec historique de la « solution à deux États » prônée par les partisans d’un compromis entre Israéliens et Palestiniens. L’attaque barbare menée par les terroristes du Hamas, ce massacre très consciemment dirigé contre des civils, femmes, hommes et enfants, avec décapitations, mutilations et prise d’otages, renforce évidemment leur diagnostic : comment discuter d’un quelconque compromis avec une organisation, le Hamas, qui use de tels moyens et proclame à tous vents sa volonté de détruire Israël ? L’heure est à la riposte contre cet ennemi et, comme nous l’avons écrit, la question qui se pose à court terme est celle du sort réservé aux civils de Gaza, dans tous ses aspects, politiques, moraux et stratégiques.
Mais est-il interdit, dès lors que cette « solution à deux États » est récusée, de s’interroger sur ce que serait, à terme, une autre issue au conflit ? Une arithmétique élémentaire nous indique en effet que s’il ne peut y avoir deux États dans l’antique Palestine, il n’y en aura qu’un seul. Ce qui conduit à une première remarque : le partisan le plus notable de cette « solution à un État », c’est aujourd’hui le Hamas.
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