LFI PROFASCISTE
Jean-Luc Mélenchon se présente désormais comme le grand héraut de l’antifascisme. Alors qu’il ne cesse, par ses outrances et sa stratégie destructrice, de faciliter la tâche du RN.
Il est un canard qu’il faut tuer rapidement. C’est l’extravagante idée selon laquelle la France insoumise serait le meilleur rempart contre l’extrême droite. Pataugeant dans l’affaire Deranque, embourbé dans ses tribulations antisémites, Mélenchon riposte en s’érigeant soudain en chef autoproclamé de l’antifascisme français et en prédisant qu’à la fin des fins, dans le champ de ruines que sera devenue la vie politique, il ne restera plus, face à face, que la horde du RN et la meute insoumise. « Ce sera eux ou nous », dit-il en substance. Tous les autres, une bande de mauviettes tiédasses, ayant entre-temps disparu.
Une stratégie de confrontation permanente
Saisissante inversion des responsabilités. Depuis la dissolution, LFI n’a cessé de tympaniser l’opinion avec ses vociférations, de transformer l’Assemblée nationale en champ de foire, de courir d’une polémique furieuse à l’autre, d’appeler tous les matins à un grand soir qui ne vient jamais, comme lors du mouvement « bloquez tout » qui n’a rien bloqué.
Ces gesticulations permanentes, ces insultes lancées à la volée contre le reste de la gauche ont permis au RN d’apparaître en regard comme un modèle de modération et de réalisme, jusqu’à ces saillies antisémites mélenchoniennes qui ont fait passer d’un bord à l’autre l’ancienne transgression lepéniste.
Pendant cette représentation de cirque, déjà crédité de quelque 30 % des voix, le Rassemblement national a progressé régulièrement au-delà de 35 % en usant d’une tactique simplissime : ne rien dire et laisser parler Mélenchon. Le leader insoumis est désormais l’homme politique le plus détesté de France et une majorité d’électeurs juge LFI plus dangereuse que le RN, lequel a gagné dans l’affaire, sans bouger le petit doigt, son brevet de respectabilité.
Le RN renforcé dans le paysage politique
Si bien que les stratèges lepénistes ont désormais une occasion historique de prendre le pouvoir. Jusqu’à présent, la droite et les centristes avaient encore une grande réticence à apporter leur voix au RN au second tour et préféraient, bon gré mal gré, former en se pinçant le nez un front républicain avec la gauche. C’est ainsi que le RN, favori des dernières législatives, a vu la victoire lui échapper au dernier moment en raison de ce réflexe encore vivace.
Cette période est terminée. En prenant le rôle du factieux, louche sur la question de l’antisémitisme, Mélenchon a fourni aux conservateurs tous les arguments qui leur manquaient pour réaliser au second tour des élections nationales cette « union des droites » prônée avec ferveur par la chaîne CNews ou bien par Éric Zemmour et son mouvement Reconquête. Beaucoup de partisans de la droite et même du centre préfèrent maintenant le RN à LFI. Rien d’étonnant, dès lors, que les sondages présidentiels donnent à Le Pen ou Bardella un avantage de plus de 60 % des voix en cas de duel final avec LFI. « Eux ou nous ? ». Si LFI est au second tour de l’élection suprême, à tout coup, ce sera « eux ».
Autrement dit, le líder máximo a réussi ce tour de force : chacun va bientôt comprendre que voter pour lui au premier tour, c’est voter pour la victoire du RN au second. « Nous sommes le rempart contre le fascisme », clame Mélenchon. Ce rempart a pivoté : il est devenu la rampe de lancement du RN.
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