MUSK EN PRISON ? IL EST TEMPS…
Avec une insupportable arrogance, le marchand de moteurs Elon Musk refuse de se soumettre aux lois démocratiques européennes. Combien de temps allons-nous le tolérer ?
C’est une bataille essentielle qu’on néglige avec application. La justice française vient d’ouvrir une information judiciaire contre Elon Musk, fabricant des voitures Tesla et des fusées SpaceX, pour une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques. Un juge d’instruction a été désigné, qui mènera désormais une enquête approfondie sur les agissements de la plate-forme X, propriété de Musk.
Une information judiciaire en France
Celle-ci est accusée, à la suite des investigations de la section cyber de la gendarmerie, d’avoir enfreint les lois françaises en diffusant des images pédopornographiques et en laissant utiliser le modèle d’intelligence artificielle de X pour créer des milliers de « deepfakes » sous la forme de montages ultraréalistes à caractère sexuel, sans le consentement des victimes.
C’est un député macroniste, Éric Bothorel, qui est à l’origine des premiers signalements auprès de la justice, épaulé par le socialiste Arthur Delaporte. L’affaire prend donc un tour plus sensible, puisque le milliardaire de la tech risque maintenant, si l’enquête confirme les premiers soupçons, une mise en examen et un procès en bonne et due forme. Jusqu’à présent, Elon Musk a traité la plainte avec le plus grand mépris, en refusant de se rendre à une convocation de la justice française et en traitant les magistrats « d’attardés mentaux ». Est-ce tolérable ?
Un bras de fer avec l’Europe
Au fond, la question est simple : la France – et l’Union européenne – peuvent-elles accepter plus longtemps qu’une multinationale américaine, forte de son cours de Bourse et soutenue par Donald Trump, continue à s’asseoir avec arrogance sur les lois édictées par les députés français ou par les autorités démocratiques européennes ? En termes encore plus limpides : en quel honneur ce marchand de moteurs pourrait-il se placer au-dessus des règles établies par les représentants élus des peuples d’Europe ?
Les propriétaires de réseaux, en effet, continuent de s’accrocher à la fiction trumpiste et libertarienne selon laquelle ils ne sont responsables de rien, qu’ils sont les seuls à définir légitimement les règles qui encadrent leur activité et qu’ils n’ont pas plus d’influence sur les contenus diffusés que les dirigeants de La Poste sur les lettres qu’ils acheminent, alors même qu’ils sont les créateurs des algorithmes opaques qui organisent la diffusion de ces contenus, sur X ou sur d’autres réseaux.
Réseaux sociaux et responsabilité juridique
La justice française, avec un bon sens élémentaire, considère que ces réseaux numériques, comme l’indique le langage courant, sont des médias. À ce titre, ils doivent obéir aux mêmes règles que les autres propriétaires de médias – journaux, radios ou télévisions. C’est-à-dire bénéficier de la liberté d’expression propre aux démocraties modernes, sauf à répondre des abus de cette liberté définis préalablement par la loi. Or la loi, justement, interdit la diffusion d’images pédopornographiques et proscrit l’usage de l’intelligence artificielle pour publier, sans leur consentement, des images de personnes dénudées.
Il est donc temps que l’opinion, la presse, les responsables politiques retrouvent un minimum de dignité en engageant avec ces nouveaux seigneurs un bras de fer destiné à les contraindre au respect de la souveraineté populaire. Et, si ce refus de la loi commune persistait, appliquer les sanctions prévues : amendes, peines de prison le cas échéant et bannissement du réseau X hors du territoire européen.
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