KUSHNER, L’AMBASSADEUR DU MÉPRIS
Pour la deuxième fois en six mois, l’ambassadeur américain en France, après avoir dérogé aux règles de non-ingérence dans la politique française, a refusé de se rendre à une convocation du Quai d’Orsay. À ce geste méprisant, la France répond par un léger froncement de sourcil.
Qu’attend-on pour l’expulser ? Un certain Charles Kushner, nommé ambassadeur en France parce qu’il est le père du gendre de Donald Trump, vient pour la deuxième fois de se dispenser de déférer à une convocation en bonne et due forme lancée par le Quai d’Orsay. Contre tous les usages diplomatiques, il avait encore une fois publié des commentaires négatifs sur le gouvernement français – cette fois à propos de l’affaire de Lyon – s’ingérant indûment dans la vie politique du pays qui l’accueille. Et contre tous les usages diplomatiques, il a ignoré avec hauteur la demande française.
Un profil controversé à l’ambassade
Manifestement, Sa Grandeur Kushner, émissaire d’une nation supérieure en tous points à la petite contrée décadente où il a daigné représenter le plus grand chef d’État de l’Histoire depuis César et Auguste, se saurait se conformer à la règle commune sans déchoir. Il est vrai que ses lettres de créance sont impressionnantes. Ce Kushner est un vendeur d’appartements qui a réussi, par des moyens hautement douteux, à amasser une fortune. C’est en fait un escroc notoire, condamné naguère en justice à deux ans de prison ferme et gracié par Donald Trump. Ses compétences diplomatiques sont nulles et son honnêteté inexistante. Il a même reconnu devant le tribunal avoir soudoyé une prostituée pour piéger un proche avec qui il avait un conflit financier. Après de tels exploits, on comprend qu’il ait pu s’installer dans les luxueux locaux de l’ambassade américaine, avenue Gabriel, d’où il vitupère le gouvernement français quand cela lui chante.
Pour laver l’affront, le ministre des Affaires étrangères a pris une mesure d’une violence inouïe. Il a décidé que cet ambassadeur indigne n’aurait plus de contacts avec les ministres français, ce dont ce Kushner se tamponne comme de sa première visite d’appartement, son activité principale consistant à répéter comme un perroquet les billevesées proférées par son président. En ménageant cet ambassadeur du grotesque, la France espère peut-être gagner la mansuétude de l’Ubu de la Maison-Blanche. Il ne fait qu’alimenter son mépris.
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