L’INCROYABLE TOUPET DU PAPE
Léon XIV a vivement condamné l’offensive américaine en Iran. Mais enfin, de quoi se mêle-t-il, face à l’immense sagesse de Donald Trump ?
« Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États-Unis », déclare Donald Trump. « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon, ajoute-t-il, c’est quelqu’un de très à gauche, c’est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité (…) et qui fait joujou avec un pays qui souhaite se doter de l’arme nucléaire. »
Qui ne comprendrait la sainte colère du président ? Le rétif pontife, en effet, a eu l’incroyable toupet de critiquer la guerre déclenchée par les États-Unis, de demander l’arrêt des hostilités et – affront ultime et sacrilège – de mettre en doute la justesse stratégique et morale des augustes décisions prises à la Maison-Blanche. Mais enfin, de quoi se mêle-t-il ? Si le pape se met en tête de prêcher publiquement pour la paix, où va-t-on ?
Une critique papale de l’offensive en Iran
Chacun sait que l’homme de la paix, c’est Trump : on en voit l’effet tous les jours au Moyen-Orient et en Ukraine. Léon XIV aurait-il l’invraisemblable prétention de lui disputer ce prix Nobel de la paix qui lui revient de droit ? L’armée américaine ayant détruit « à 100 % » les capacités militaires de l’Iran, il suffit à Donald Trump de dire un mot pour que les Gardiens de la Révolution rentrent sous terre. Après tout, Moïse avait écarté les eaux de la mer Rouge en brandissant un bâton sacré. Pourquoi le président des États-Unis, comme il l’a promis, n’ouvrirait-il pas celles du détroit d’Ormuz en agitant son club de golf ? Ce Léon travaille du chapeau, ou plutôt de la mitre. Son insolence séculière, en tout état de cause, mérite un bon coup de crosse.
Précédents historiques et satire politique
Il y a des précédents à ce conflit, en France même : Donald Trump pourrait s’en inspirer. Mécontent du pape Boniface VIII, Philippe le Bel, roi de France, avait dépêché sur place son sbire Nogaret, qui avait fait, dit-on, souffleter par un reître le pontife récalcitrant. Napoléon Ier, empereur, avait pris en grippe le pape Pie VII : il l’avait fait enlever au Vatican par une troupe française et ramener sous bonne garde à Fontainebleau.
Le pape Léon ferait bien de méditer ces anciens exemples. Comme ils l’ont fait avec Nicolas Maduro, président du Venezuela, les marines peuvent débarquer quand ils le souhaitent près de Rome, s’introduire nuitamment au Vatican et ramener, pieds et poings liés, Léon XIV jusqu’à Mar-a-Lago, où il pourra prendre conscience de la folie qu’il a commise en s’attaquant à ce président sage, surpuissant et richissime. Ainsi pourra-t-on remettre l’Église au milieu du club de golf. Soyons réalistes, au demeurant : en regard de l’assise financière du président, le souverain pontife ne pèse pas lourd. Dans cette bataille inégale et dérisoire, il faut paraphraser Staline : le pape, combien de dividendes ?
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